ELAG 2009 (jour #2)

Toujours à Bratislava, à la conférence ELAG 2009. Petit résumé des interventions de la seconde journée.

C'est moi qui ouvrait le bal, pour parler de SOPAC et des web services que nous avons ajouté à Koha (enfin, surtout Jean-André Santoni, dont on reparlera ici dans quelques jours). Je me contenterais ici de renvoyer aux diapos.

Sebastian Hammer. A tool-based approach to library application development

S. Hammer est le fondateur de la société IndexData. Nous travaillons avec leurs outils, en particulier : le moteur Zebra et le client/serveur Z3950 YAZ, mais aussi pazpar2, leur outil de recherche fédérée. Tous ces outils sont sous licences de logiciels libres.

J'aime beaucoup IndexData, une petite compagnie (11 personnes) qui sait exactement ce qu'elle veut faire : des outils "de fond", qui ont une longue durée de vie et s'attaquent à des problèmes difficiles à régler.

Sebastian a présenté un outil qui sera disponibles cet été (la licence reste à déterminer) et qui est, pour l'essentiel, un plugin firefox qui vous permet, graphiquement, très (très) facilement, de construire un connecteur de recherche fédérée sur à peu prêt n'importe quel site. Il a fait une petite démo sur le site www.npr.org, et c'est effectivement très facile. Le plugin enregistre le connecteur sous forme d'un fichier xml simple. Ce fichier contient deux types d'informations : les informations qui permettent de faire fonctionner le connecteur lui-même (nom des champs, etc.) et des données tests (par ex. une valeur à chercher) qui permettront de faire tourner régulièrement un script qui va tester que le connecteur marche toujours.
En gros, on peut ainsi produire en 30mn un connecteur qui, auparavant, pouvait prendre jusqu'à 4 jours à produire.

Stephen Elfstrand. Open Source vs Commercial. Why not both?

Stephen est responsable d'un consortium de bibliothèques dans le Minnesota (PALS) et propose depuis quelques mois, aux membres de son consortium, une instance de VuFind. Il a expliqué les raisons de son choix, en particulier le coût (après avoir reçu un devis pour Primo). Il a aussi très bien expliqué pourquoi son consortium ne faisait pas un choix idéologique, mais continuerait vraisemblablement à l'avenir avec des logiciels commerciaux; mais se félicite d'avoir, maintenant, un choix possible. Et une plus grande souplesse de gestion.

Thom Hickey, Janifer Gatenby (OCLC). Opening library data for web scale use and re-mixing

Si vous avez suivi, ici ou ailleurs, ce qui s'est dit ces dernières deux années sur les web services d'OCLC, leurs travaux sur VIAF ou FRBR, vous n'apprendrez rien ici. Ils ont présenté ce qu'ils font à cet égard.
Un élément intéressant, néanmoins, concernant VIAF : il devrait être enrichi par des données en provenance des éditeurs eux-mêmes.

Ce qui m'a beaucoup frappé, c'est l'antagonisme qu'OCLC a rencontré dans les questions, qui ont toutes tournées autour de l'idée que ces données devraient être librement accessibles : si vous faites des web services, il est contre-productif de les mettre derrière un mur. La réponse d'OCLC est délicate : on a besoin d'un revenu pour faire vivre ces services, on réfléchit, on écoute. On répondra plus tard.

Tamar Sadeh. Search and Navigation patterns

T. Sadeh travaille chez Ex Libris. Sa présentation devrait en fait s'appeler xB. C'est le nom du nouveau produit que lance Ex Libris. Je ne cache pas que j'ai, dans le monde de l'informatique documentaire, un faible pour nos concurrents d'Ex Libris. Parce qu'ils cherchent, avancent, innovent. Ici, la filiation de xB est la suivante : Herbert Van de Sompel -> OpenURL -> SFX -> Los Alamos (où travaille H. Van de Sompel) -> xB.
H. Van de Sompel a mis la main sur des quantités astronomiques de logs et de statistiques, en provenance des éditeurs eux-mêmes (pensez Elsevier), des aggrégateurs de contenus (pensez Ovid, Ebsco, etc...), des bibliothèques (Université de Californie), sur l'usage des journaux électroniques. En particulier, côté bibliothèque, les analyses des logs des résolveurs de liens OpenURL.
xB est un moteur qui génére des recommandations en exploitant ce type de données. Un usager, sur la notice A, a cliqué sur le lien B, le menant à la notice B, d'où il a rebondit sur la notice C. Ce "chemin" A+B+C est noté. S'il se reproduit, il est renforcé. Multipliez par plusieurs millions, ou milliards, et vous avez de quoi proposer des recommandations, et, incidemment, un nouveau genre d'impact factor pour les périodiques électroniques.

Ken Chad. Disrupting libraries

Ken Chad est un consultant britannique. Son argument consistait à prendre des cas pratiques, dans d'autres secteurs industriels, de marchés stables et arrivés à maturité, qui sont bouleversés par de nouveaux acteurs sur le marché. L'idée générale est que le marché de l'informatique documentaire est exactement dans ce cas, et que certains outils peuvent émerger qui parfois sont moins développés, mais aussi beaucoup moins chers, et que certains entreprises peuvent émerger qui, pour l'essentiel, ne suivent pas tout à fait les mêmes règles du jeu que la concurrence

Une intéressante compilation des écrits de Clay Shirky, David Weinberger et quelques autres de la même farine, avec une tentative astucieuse d'application dans le monde de l'informatique documentaire

Comments

Merci.

Merci.

Post new comment

The content of this field is kept private and will not be shown publicly.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Lines and paragraphs break automatically.

More information about formatting options